Le verre à moitié plein : juillet 2026
Ne retenir que ce qui m’a séduite, émue ou fait plaisir
Dans un océan de nouvelles déprimantes au quotidien, j’ai l’intime conviction que notre façon de regarder les choses compte presque autant que ce qui nous arrive.
Alors j’ai décidé de vous écrire régulièrement une lettre sur ce qui m’a séduite, émue, amusée ou simplement fait plaisir ces dernières semaines, sans oublier tout ce que j’aurais pu en retenir si j’avais choisi de voir le verre à moitié vide.
En espérant m’y tenir, mais surtout qu’elle vous inspire à vivre de jolis moments et à voir, vous aussi, le verre à moitié plein.
Ces moments personnels qui m’ont rendue heureuse
Juin et juillet sont, pour ma part, des mois remplis de célébrations. Malgré le manque de temps et le premier semestre à clôturer, j’ai retenu une phrase de mon amie Alice “Nous avons toujours une bonne raison, ou une bonne excuse, pour ne pas prendre le temps mais il faut simplement savoir le prendre”. Alors je m’y suis tenue et je ne le regrette pas.
Juillet a débuté par la célébration du premier anniversaire de mes filles Victoria et Gabrielle, entourées de ceux qui nous sont les plus proches. Comme un avant-goût de bonheur estival, les citrons se sont mêlés aux madeleines moelleuses, sur fond de rayures, dans un doux camaïeu de jaunes. Un moment profondément chaleureux : le dernier rendez-vous avant les vacances d’été.
Si j’avais regardé le verre à moitié vide : une organisation catastrophique, du stress supplémentaire sur une période lourde, beaucoup trop de charge mentale et deux bébés d’un an qui n’en garderont absolument aucun souvenir. Et j’aurais donc fait la bêtise de laisser passer une occasion de réunir ceux que nous aimons, à un âge où les emplois du temps se remplissent, où l’on se voit moins souvent et où l’on commence aussi à comprendre que personne n’est éternel.
Juillet s’est poursuivi par notre retour, quatre ans après notre EVGJF - concept inventé pour faire la fête comme des malades à 25 avant le mariage - au domaine de Vaumonteuil afin de célébrer les 41 ans de mon mari Matthieu, mais aussi de rattraper ses 40 ans jamais fêtés.
Après le chemin difficile parcouru pour devenir parents, revenir au même endroit avec les mêmes invités, mais accompagnés cette fois de nos filles, a été particulièrement émouvant.
Si le lieu peut sembler un tantinet rustique, il possède à mes yeux tout le charme d’une très belle maison de campagne. Massifs de lavande, carreaux de ciment colorés, papillons dansants et grenouilles coassant au milieu des nénuphars : le domaine est immense et je m’y sens profondément bien. À seulement 1h30 de Paris, nous y avons passé quatre jours à vivre au ralenti, à vingt, à nager dans la grande piscine en pleine canicule, à partager de grandes salades, à trinquer et à rire ensemble.
Si j’avais regardé le verre à moitié vide : une organisation monstrueuse pour réunir et bien accueillir autant de personnes venues des quatre coins du pays, l’oubli total de notre quatrième anniversaire de mariage, 32 degrés la nuit dans les chambres, un réseau désastreux (quel bonheur au final), un lieu au charme un peu brut. Et j’aurais donc fait la bêtise de ne pas profiter de quatre jours de pur bonheur et de me rappeler, à quel point, nous avons la chance de pouvoir s’offrir ces moments.
Juillet a continué dans le Morbihan, sur la plage de Damgan, où nous avons rejoint ma belle-famille. Une nouvelle semaine au ralenti, à ne nous occuper que de nos jumelles - pas le temps pour autre chose de toute manière.
Balades en bord de mer, baignades à marée basse, vin blanc, fruits de mer, saumon fumé et sa crème à l’aneth… Ce qui m’a frappée, c’est à quel point ces congés nous rendaient plus sympathiques. Détendus, disponibles, presque spontanés, nous avons même visité la maison des voisins, qui est en vente !
Si j’avais regardé le verre à moitié vide : j’aurais dit que les longs trajets en voiture avec deux bébés sont infernaux, que les WC de l’appart étaient en panne - la chasse d’eau à la casserole est un vrai concept, que les nuits chaotiques de notre fille ont été épuisantes. Et j’aurais donc fait la bêtise de ne pas m’émerveiller devant leur découverte de la mer, de leurs sourires dans les bras de leurs cousins et surtout, de ne pas me souvenir à quel point nous sommes chanceux d’avoir une famille.
Ce mois a également été marqué par la fin de mes séances de kinésithérapie, un an après mon accouchement. Je crois que c’est surtout l’autorisation de reprendre le sport qui m’a rendue heureuse, alors même que je n’avais jamais été sportive auparavant.
Plus cliché, tu meurs : je me suis donc empressée de réserver un cours de Pilates Reformer avec mon amie Annabelle, comme toute bonne trentenaire citadine qui prend plaisir à 1/ se faire torturer sur une machine moyenâgeuse un samedi matin à 9 heures et 2/ avoir payé cher pour sa séance - et à en être étrangement fière.
Enfin, je prends un plaisir particulier à flâner au Bon Marché lorsqu’il n’y a presque personne pendant l’été. On redécouvre alors la largeur des allées et l’on prend enfin le temps de regarder, de toucher et de tester de jolies choses, sans être pressée par le mouvement de la foule.
Je suis repartie avec un beau livre consacré à l’iconique Datejust de Rolex et un savon rechargeable pour les mains Acqua di Parma, dans la senteur Buongiorno. Puis il y a eu un déjeuner tranquille dans un bistrot typiquement parisien et un petit détour par À la Mère de Famille, entre calissons et pâtes d’amande. C’était calme, c’était doux, on se tenait par la main et c’était bien.
Le projet le plus important
J’en parle et j’y travaille depuis des années. Je me suis longtemps trouvé des excuses pour le repousser, attendant sans doute le moment parfait. Les étoiles ne se sont finalement jamais parfaitement alignées, mais j’ai compris qu’elles ne le feraient peut-être jamais et que ce n’était plus une raison pour attendre. Alors, cette fois : ça y est !
Si j’avais regardé le verre à moitié vide : je me serais dit que le moment était très mal choisi. Deux enfants en bas âge, une vie professionnelle déjà bien remplie, peu de temps disponible et aucune certitude que ce projet fonctionne. Et j’aurais donc fait la bêtise d’attendre encore que toutes les conditions soient réunies, au risque de repousser indéfiniment un projet dont je rêve depuis des années.
Je me lance donc seule dans un projet professionnel d’envergure qui me passionne profondément. À mon retour de vacances m’attendait un colis contenant les tout premiers échantillons de ce qui constituera ma nouvelle aventure.
J’étais à la fois émue et amusée de voir tant d’idées, nourries depuis si longtemps, devenir enfin tangibles - et surtout tenir tout entières dans un simple carton scotché.
J’ai tellement hâte de partager tout cela avec vous.
Ce que j’ai eu la chance d’admirer
Tous les ans au mois de juillet, ont lieu, pendant la semaine de la Haute Couture, les présentations de Haute Joaillerie. Je suis toujours extrêmement honorée et reconnaissante de pouvoir approcher de si près des créations artisanales aussi merveilleuses.
Si j’avais regardé le verre à moitié vide : j’aurais pensé à toute la logistique nécessaire pour assister à ces présentations alors même que je jonglais entre mon beau-père hospitalisé et la gestion de mes filles. Et j’aurais donc fait la bêtise de ne pas m’accorder ces quelques heures pour m’émerveiller, m’évader un peu et profiter de ce que des années de travail m’offrent aujourd’hui la chance de découvrir.
Pourtant rodée à l’exercice, cette collection Chaumet réinterprétant les fleurs de vanille, le café fumant, le thé, la verveine, la cannelle ou encore la menthe, m’a profondément émerveillée. A tel point que j’en ai publié une vidéo spontanée !
Gemmyo a fêté ses quinze ans et a prouvé, à nouveau, à quel point leur identité est différente des maisons de joaillerie traditionnelles. Le restaurant gastronomique La Grande Cascade, où Pauline (la fondatrice) allait régulièrement déjeuner avec sa grand-mère, s’est transformé en jardin enchanté. Comme l’univers féérique créé par Baz Luhrmann pour Erdem en 2017, le moment était sublimé par un ballet et une ambiance singulière. Une forme de simplicité, de convivialité, traduites par cet atelier de découpe de jambon cru, comme un mariage. Et comme souvent, j’ai tendance à trop me détendre quand c’est comme ça : toutes mes excuses pour mon concert sur scène en fin de soirée, coupe à la main, sur Umbrella de notre chère Rihanna.
Comme toujours, j’ai été charmée par la modernité et le glamour de Messika, qui réinvente l’exposition traditionnelle de Haute Joaillerie. Dans les salons du Crillon transformés, même en plein jour, en boîte de nuit sophistiquée, lumières et mouvements donnaient vie aux impressionnantes pièces de la collection de Haute Joaillerie Terres de Contrastes. Je vous en reparlerai très bientôt.
J’aime les relations longues et durables. C’est avec fierté que j’accompagne mon amie Maïssa depuis la création de sa marque de joaillerie Loyale. Elle réussit l’exploit de se démarquer dans un milieu bien saturé. En juillet, elle a décliné son motif emblématique Intrépide en élégant bracelet sur chaîne.
Ce qui a joyeusement rejoint mon quotidien
Le mois dernier, j’ai terriblement eu envie de confort. Si j’avais pu vivre en culotte, je l’aurait fait. Et surtout, je me suis forcée à porter des couleurs. J’ai pris grand plaisir à porter un ensemble marin, un ensemble brun, un short à imprimé Marina, une robe chocolat, des baskets blanches et une ceinture simple.
J’ai aussi profité pleinement de ce changement de literie. Je ne vais pas revenir sur le sommeil et son importance, mais vraiment, une bonne literie est game changer les amies.
Ce que j’ai eu plaisir à partager aux autres
J’ai enfin clôturé ce dur chapitre de ma vie à travers l’enregistrement d’un podcast. Il retrace tous les bouleversements engendrés par ma quête de la maternité durant plus de 2 ans, de la PMA, à l’accouchement, au burn-out parental. J’ai pleuré, j’ai ri mais j’ai surtout été très honnête et sans filtres. Merci aux équipes Blissim de m’avoir donné l’opportunité de raconter mon histoire. Disponible à l’écoute ici.
Si j’avais regardé le verre à moitié vide : j’aurais vu tout ce qu’il y avait de douloureux à replonger dans le passé, la difficulté de raconter des choses aussi intimes et la vulnérabilité de pleurer devant des milliers d’inconnus. Et j’aurais donc fait la bêtise de me taire, alors que mettre des mots sur ce que j’ai vécu pouvait peut-être aider d’autres femmes à se sentir moins seules et à déculpabiliser.
Avec mon grand-frère Edward, nous avons animé un talk sur la carrière et la reconversion professionnelle, organisé par Maison 123. De directrice juridique et directeur financier à entrepreneuse et photographe… Un exercice que nous avons adoré et que nous aimerions refaire.
En toute fin de mois, j’ai enregistré un épisode du Podcast du Luxe, au micro de mon amie Lou Dana - fondatrice de GRACE. Business, seconde main, contrefaçons, influence : il vous sera partagé à la rentrée.
Et pour prendre soin de moi ?
Juillet m’a donné très peu envie de me maquiller. J’ai énormément porté le nouveau Blush Aime, seul, sur les joues et les lèvres. Il me donne ce teint légèrement hâlé et rosé des blondes qui rentrent de la plage, que je leur ai toujours envié.
J’ai aussi retrouvé avec beaucoup de plaisir la gamme Phyto Corrective de SkinCeuticals. C’est celle qui, il y a presque dix ans, m’a libérée de mes rougeurs et d’un début de rosacée. Aujourd’hui, je l’utilise surtout lorsque ma peau réclame un peu de calme et d’apaisement, mais je lui garderai toujours une affection particulière.
À Neuilly-sur-Seine, j’ai passé une journée au siège de Clarins pour découvrir plus en profondeur leur univers, leur histoire et leurs produits. Et je me suis sentie un peu bête de réaliser que je connaissais finalement si mal cette incroyable success story française. Je teste depuis beaucoup de choses chez eux et je vous en reparlerai prochainement.
Le sillage olfactif qui a marqué ce mois de juillet était celui de Dior Paradise, la nouvelle création de Francis Kurkdjian pour La Collection Privée. Un parfum solaire inspiré du Sud cher à Christian Dior, où la fraîcheur de la mandarine rencontre une amande douce-amère, avant de laisser place à la chaleur boisée de la fève tonka. Une gourmandise fraîche plutôt que sucrée, qui sent pour moi terriblement bon l’été.
Et c’est peut-être finalement tout l’intérêt de cette lettre : juillet aurait pu être raconté par sa fatigue, sa charge mentale, ses contrariétés et tout ce que je n’ai pas réussi à faire. Tout cela a existé.
Mais il y a aussi eu les anniversaires, les retrouvailles, les vacances, les projets qui prennent vie, les moments d’émerveillement, les choses partagées et tous ces petits plaisirs qui auraient été si faciles à oublier.
Alors, de juillet, c’est ce verre à moitié plein que je choisis de retenir.










Hihi le pilates! Hâte d’y retourner ensemble 🩷