Chanel 2026: sur quoi miser ?
Comment naviguer dans cette nouvelle stratégie du double C
C’est probablement la marque qui déclenche le plus de réactions dès que j’en parle. Depuis plusieurs décennies, Chanel est un symbole social universel que les femmes semblent lier à l’indépendance, la réussite, le goût et l’élégance. Mais pour moi, c’est aussi et surtout, un style inimitable avec des codes forts qui maintiennent une véritable cohérence: matelassé, chaînes et cuir, tweed, coupes emblématiques etc.
Et quand je parle de réactions, elles sont tout aussi positives que négatives. Chanel déclenche, quoiqu’il arrive, des émotions fortes. Car Chanel parle à toutes les femmes (les hommes aussi d’ailleurs), qu’elles soient jeunes ou âgées, clientes ou pas. Ces codes dont je vous parle en ont inspirés tant d’autres et sont aujourd’hui reproduits partout, même dans les enseignes grand public: Chanel est un langage universel.
Si ces dernières années ont surtout été marquées par le décès du Kaiser, un ennui profond face aux collections mais surtout, l’explosion démentielle des prix pratiqués par la maison, l’arrivée (tant attendue) du designer Matthieu Blazy (ex-Bottega Veneta) a apporté un vent de renouveau, de fraîcheur mais surtout de plaisir.
Après des années de luxe ultra démonstratif, Chanel semble comprendre que le désir ne peut pas survivre éternellement à la saturation visuelle.
Il y a quelques années, je guettais la sortie de chaque collection, de chaque nouveauté. Et cela était, avant tout, un grand plaisir. Le plaisir de regarder de belles choses, même si elles n’étaient pas miennes, et d’imaginer celles qui pourraient le devenir, celles qui pourraient récompenser mon dur labeur.
Quand la créativité s’est “stabilisée” et que les prix se sont envolés, j’ai détourné mon regard de leurs créations et ce plaisir est parti avec. Car cette ère post-Covid a aussi été marquée par une overdose de sacs Chanel sur les réseaux sociaux, comme s’ils étaient devenus avant tout une performance sociale plutôt qu’un véritable plaisir.
Alors en ce début d’année 2026, ce plaisir est enfin revenu. En aucun cas productif, profondément superficiel, le plaisir (peu importe sa forme, qu’il se trouve dans les collections Chanel ou pas) est cependant essentiel, de manière ponctuelle, pour sortir de son quotidien, pour rêver, admirer et parfois acquérir le beau.
J’insiste sur le mot “plaisir” car il est, à mon sens, indispensable.
Mais alors, comment se frayer un chemin dans ces nouvelles collections ? Quel impact sur les pièces que vous possédez déjà ? Que choisir quand on n’est pas millionnaires mais que l’on veut pouvoir goûter au plaisir ? Sacs, souliers, bijoux, petite maroquinerie ? Des pépites à dénicher en seconde main ?
Voici mon analyse, ma sélection et mes trouvailles pour vous.


